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L'art de la parole écrite

Articles, interviews, portraits

Abel Jafri, décoré de la légion d'honneur!

Publié le 14 Avril 2015 par Maya Meddeb

Abel Jafri, retour sur un parcours hors du commun !

Le rendez-vous est donné dans un café rue de Rivoli, quelques heures avant qu’il reçoive la Légion d’Honneur par la ministre de la Culture Fleur Pellerin. Quelque peu gêné quand je le félicite, Abel Jafri est un exemple d’humilité et de simplicité. Loin des cercles privilégiés et d’influence, il ne doit cette récompense qu’à son mérite et à son parcours exemplaire, ponctué de belles rencontres. Abel Jafri cet enfant d’immigrés, de père touareg algérien et de mère tunisienne, est toujours resté attaché à ses racines. Il aime le métier d’acteur pour les sentiments de plaisir et de liberté qu’il procure. La Légion d’honneur n’est pas une fin en soi mais un moment unique où la nation rend hommage au mérite d’un parcours et/ou d’un combat, dont peu peuvent se prévaloir. Il est fier d’honorer sa famille, la mémoire de son père décédé dans un accident de voiture il y a dix ans en plein mois de ramadan, qui l’avait toujours soutenu dans ses choix, et pour la portée symbolique que cette cérémonie représente. « C’est un vrai message d’espoir pour l’ensemble de la communauté d’enfants d’immigrés : avec de la persévérance, du travail et de la volonté, tout est possible. » Avant d’avoir été décoré Chevalier de l’ordre de la légion d’honneur, il retrace pour Alger Paris son enfance, ses choix, ses rôles jusqu’à la consécration dans le film Timbuktu primé 7 fois aux Césars. Abel Jafri offre une exclusivité à Alger Paris, Il s’apprête à passer derrière la caméra. Son premier long métrage sera une adaptation du roman d’Azouz Begag « Passeport ».

Abel Jafri, un autodidacte dans l’âme !

Né le 5 décembre 1965 en Tunisie, Abel Jafri arrive bébé en France. Ses parents se sont rencontrés dans un village à côté de Nabeul dans le centre de la Tunisie. À l’époque le père d’Abel Jafri, Mohamed, travaillait comme majordome pour une famille de coopérants. À côté se trouvait une ferme où vivait Mamia, la mère d’Abel Jafri. Mamia, orpheline de père, mort d’une piqûre de serpent est allée vivre avec sa tante car son nouveau beau-père ne voulait pas d’elle. A l’époque, les veuves devaient se remarier. Belle et radieuse, Mamia était la cosette du foyer, s’occupait des tâches difficiles et attisait beaucoup de jalousie autour d’elle. Mohamed se rendait régulièrement sous un arbre pour lire et observait cette jeune fille qu’il admirait au loin. Par l’intermédiaire de son patron, le père d’Abel Jafri s’est décidé à lui demander sa main. Après la naissance d’Abel Jafri, ils s’installent en France, en Bourgogne, à Montchanin. Son père travaillait en tant que fondeur dans l’Usine Schneider du Creusot. Il a grandi dans un environnement multi- culturel avec des voisins venus des quatre coins de la méditerranée.

Suite à un accident de travail qui a contraint son père à quitter la société, la famille Jafri emménage en Seine-Saint-Denis. Après un passage dans le quartier de La Courneuve, ils posent leurs bagages dans une commune limitrophe, à Aubervilliers. Troisième d’une fratrie de neuf enfants, Abel Jafri et ses frères ont eu dû mal à s’adapter au nouveau paysage qu’offrent le béton des immeubles et le vacarme parisien : ils étaient habitués jusqu’à alors à la campagne, aux espaces verts, à la pêche et au jardinage dont Abel Jafri affectionnait particulièrement. Adolescent, il se rend compte que le seul salaire de son père ne suffit pas pour subvenir aux besoins de toute la famille. Il quitte donc l’école à l’âge de 15 ans marquant le début de sa formation d’autodidacte. Il fait tous les petits boulots imaginables : magasinier, serveur, coursier, fleuriste et vendeur sur les marchés. Parallèlement, il remporte plusieurs coupes de karaté.

Il commence ensuite à participer à des ateliers de théâtre et d’improvisation dans les MJC, refuge naturel pour la jeunesse des quartiers. Il crée avec des amis des pièces de théâtre qu’ils représentent en fin d’année devant les habitants du quartier. C’est ainsi que des metteurs en scène l’ont repéré. Abel Jafri, pour qui il était inimaginable d’être payé pour jouer au théâtre fait ses premiers pas dans une pièce de Nathalie Sarraute.

Une rencontre va être déterminante pour lui, c’est Jacques Ralite. Maire d’Aubervilliers à l’époque, futur ministre de la Santé sous François Mitterrand, Jacques Ralite œuvrait beaucoup pour la culture. Il rencontre Abel Jafri chez Ariane Mnouchkine lors d’une soirée de lecture et lui propose de s’occuper d’un nouveau théâtre « le laboratoire ». Abel Jafri, comme un poisson dans l’eau dans cette nouvelle fonction, développe le théâtre, met en place des ateliers d’écriture, des séances d’improvisations et s’occupe de la direction des acteurs. Il joue ensuite dans la pièce «L’Algérie en éclat» de Catherine Lévy Marie qui connaît un véritable succès. Après l’avoir joué au théâtre Hébertot à Paris, la troupe fait une tournée mondiale pendant sept années consécutives. Inspiré d’un fait divers qui a eu lieu dans les années 93, l’assassinat du dramaturge Abdelkader Alloula par des extrémistes algériens, la pièce raconte l’histoire d’une troupe de comédiens qui, vu le contexte, se pose la question s’ils doivent ou non jouer la pièce le Tartuffe de Molière.

Les choses sérieuses commencent alors pour lui. Il prend un agent et joue dans plusieurs courts-métrages, films (« Les Rois Mages » de Didier Bourdon et Bernard Campan) et séries TV (« P.J », saison 7 diffusée sur France 2, « Famille d'accueil » Saison 1, diffusée sur France3).

D’une production hollywoodienne, la passion du Christ de Mel Gibson au film d’auteur primé sept fois aux César, Timbuktu d’Abderrahmane Sissako

Son premier rôle le plus remarqué au cinéma c’est sa prestation dans le film du célèbre Mel Gibson « La Passion du Christ ». Pour Abel Jafri, cette opportunité fabuleuse de jouer dans le premier long métrage de Mel Gibson c’est grâce à « sa baraka », qui a sonné une nouvelle fois. En 1996, Il va à Genève pour représenter le court-métrage « L’élu » sélectionné dans un festival. Le réalisateur tunisien Khaled Ghorbal n’ayant pas pu s’y rendre, Abel Jafri rencontre à cette occasion une femme avec qu’il discute de tout et surtout de l’Algérie. Étonné de voir qu’elle connaisse aussi bien ce pays avec son accent américain, il ne se doute pas une seule seconde que c’est une des directrices de casting les plus influentes d’Hollywood. Elle lui laisse sa carte et c’est une fois de retour sur Paris que son agent lui dit qui est Sheila Rubin. Un an et demi après lui avoir envoyé sa candidature, elle le rappelle pour passer des essais aux USA pour le film de Mel Gibson. A ce moment là, il ne pouvait pas traverser l’Atlantique car il tournait dans la série TV « Famille d’accueil » où il jouait un éducateur. C’est seulement plusieurs mois après que le rendez-vous est donné à Rome. Un chauffeur l’attend à l’aéroport, l’emmène sur le lieu où se déroulent les essais. Le soir même, il dîne avec Mel Gibson et se crée entre eux une vraie relation d’amitié : ils découvrent qu’ils ont de nombreux points communs notamment le sens de la famille, Mel Gibson a huit enfants, Abel Jafri vient d’une famille nombreuse. Tant ces deux hommes se sont bien entendus Abel Jafri assiste Mel Gibson tout au long du tournage (plus d’un an). Le film, au budget de plus de 30 millions d’euros, a été tourné au Sud de Cinecittà (la célèbre cité du cinéma Italien) et dans la région de Matera. Abel jafri a dû apprendre l’araméen pour jouer le rôle du gardien des Temples, faisant des allers retours entre Paris et Rome pendant 4 mois.

Il joue ensuite dans Bled Number One, réalisé par Rabah Ameur-Zaïmeche. C’est le début d’une longue collaboration qui se poursuit avec Dernier maquis, Les Chants de Mandrin puis tout récemment Histoire de Judas, où il incarne un prêtre, en salle depuis le 8 avril. Dans Bled Number One sorti en 2006, il se faufile dans la peau d’un frère traditionaliste. Le film raconte l’histoire de plusieurs personnes à travers les yeux de Kamel, expulsé de France, qui revient dans son village d'origine, Loulouj en Algérie. Il retrouve, non sans désenchantement, une société masculine où les femmes prennent leur repas à part des hommes. C’était la première fois qu’Abel Jafri tournait en Algérie (à Biskra). Sélectionné à Cannes, le film reçoit le prix du jury dans la catégorie Un certain regard. C’est dans le cadre de la sélection de Bled Number One dans des festivals qu’Abel Jafri rencontre le réalisateur Abderrahmane Sissako qui venait de réaliser « Bamako ». Ce dernier ayant remarqué les performances de l’acteur, lui dit qu’il aimerait un jour travailler avec lui. Entre temps, Abel Jafri est barman dans le café « chez Abdel » dans la série à succès « Engrenages » (saison 2) diffusée sur Canal+ et en l’espace d’un an, il joue à deux reprises au côté de l’actrice d’origine maghrébine la plus « bankable » de France , LEILA BEKTI : Il est tour à tour son père dans le film « toi, moi, les autres », comédie musicale d’Audrey Estrougo et son frère dans le téléfilm « le choix de Myriam » de Malik Chibane, diffusé sur plusieurs chaînes du groupe France Télévisions.

Six ans après « Bled number one », Abderrahmane Sissako en projet de son nouveau film, tient sa promesse et pense à Abel Jafri pour interpréter Abdelkrim, un chef djihadiste. Ils se rencontrent à la demande du réalisateur au café du SOLEIL à Ménilmontant. Avec du recul, ce nom a eu une résonance prémonitoire sur le succès du film.

Dire qu’Abel Jafri aurait pu passer à côté de ce rôle qui a propulsé Timbuktu en haut du septième Art, sept fois primé aux Césars et sélectionné dans la catégorie meilleur film étranger aux Oscars. Il avait été sollicité au même moment pour jouer dans un autre film dont le budget était vingt fois supérieur à celui de Timbuktu mais l’argent n’étant pas son leitmotiv et contre l’avis de son agent, il choisit de jouer dans Timbuktu. L’histoire lui a donné raison. Sensible à la démarche humaine du réalisateur, Abel Jafri s’est également senti investi par la portée symbolique et sociale du film. La force de Timbuktu vient de la capacité du réalisateur et de ses acteurs à montrer cette dualité entre la violence infligée à une population qui est sous le contrôle d’une idéologie extrémiste et le visage humain et doux que peuvent esquisser au quotidien ces djihadistes. « Il est à contre-emploi de ce que l’on pouvait imaginer de ce type de films. Le réalisateur a su déplacer les lignes. La violence se présente sous plusieurs formes, elle est souvent sanglante mais elle peut également être sous-jacente ». Ils ont beaucoup abordé le sujet en amont, ne voulant pas rentrer dans le cliché habituel du djihadiste qui pousse la porte et égorge tout le monde. « Dans la vie de tous les jours, tu peux prendre un café avec lui et il te donnera l’impression d’être très sympa ». Plus Intéressé par l’ambiguïté, les nuances et les silences, Abel Jafri incarne un chef djihadiste qui fume en cachette et qui est secrètement amoureux de la femme d’un éleveur de vaches. La violence du personnage d’Abdelkrim est extrêmement voilée, seul un geste de la main à la fin du film dévoile la cruauté de ce chef djihadiste. Comme il le dit si bien, très souvent, ceux qui sont dans cette violence extrême ne l’affichent pas. D’ailleurs après des actes terroristes comme l’attentat de Charlie Hebdo, l’entourage est souvent le premier surpris que ce criminel qui tourne en boucle dans les faits divers puisse être un membre de leur famille ou un voisin, tant « sa vie était rangée, sans histoire,…. Il y a une vraie dimension sociale dans l’idéologie djihadiste car ce sont les mêmes qui rendent service à ces villageois. « Tu as des problèmes, demain je ramène du lait pour tes enfants ».

« C’est l’Islam qui est pris en otage. Ce sont les musulmans les premières victimes des terroristes. L’Islam est une religion de paix et d’amour, ces gens l’accaparent pour leurs intérêts personnels ». Sous protection de l’armée mauritanienne, l’équipe du cinéaste a dû faire preuve d’un grand sens d’adaptation et de vigilance tout au long du tournage, dans le village d’Oualata et dans les dunes, situées à environ 30 km de leur base, en plein désert de la Mauritanie.

Abel Jafri a profité de cette aventure humaine pour sensibiliser les enfants du village à la protection de la nature. Il organisait des jeux pour eux en leur demandant avant de ramasser les plastiques qui se logeaient dans les arbustes, polluant l’environnement et causant la mort d’animaux (chèvres, ânes, chameaux).

La réalité dépasse parfois la fiction. C’est également le cas de la représentativité au cinéma des acteurs d’origine maghrébine qui sont trop souvent cantonnés aux mêmes types de rôles (dealer, délinquant ou djihadiste) alors que la société regorge de réussites sociales issues de l’immigration.

Abel Jafri milite depuis une vingtaine d’années pour que le cinéma français évolue pour enfin offrir l’opportunité aux acteurs d’origine maghrébine d’incarner des personnages héroïques.

« Combien de médecins, d’ingénieurs, de financiers sont d’origine maghrébine en France ? Le cinéma ne reflète pas cette diversité de la société française. L’économie du cinéma empêche qu’il y ait cette avancée. Il y a cette évidence regrettable où le noir doit savoir rire et chanter et l’arabe endossait le rôle du méchant. Je souhaite depuis des années que l’on me propose un rôle d’homme d’affaires, amoureux de sa femme avec une vie de rêve. Le cinéma a pourtant une vraie dimension artistique et de transformation. Aujourd’hui, on peut voir un Xavier jouer un Farid mais on n’a pas le jeu dans l’autre sens ».

Abel Jafri a déjà joué un médecin qui se prénommait Jacques, mais paradoxalement c’est une production polonaise qui lui a proposé ce rôle (série TV en six épisodes).

« Quand tu appelles le médecin et qu’il est noir ça ne pose aucun problème, le métier d’acteur c’est la même chose. Je ne veux pas jouer le « rebeu de service », ou le méchant. J’aime la créativité, montrer des choses différentes et nouvelles car c’est là où le jeu devient intéressant et l’acteur se démarque. J’espère que ça va changer mais malheureusement ça prend du temps. La Banlieue ce n’est pas uniquement la délinquance. Les plus grands scénarios sont dans la vie réelle. La réalité dépasse souvent la fiction. Les plus grands scénarios on les trouve dans la vie, l’histoire de l’avion qui s’est craché avec 150 personnes à bord, personne n’aurait pu imaginer que cela provienne d’un homme malade qui a voulu se tuer. Le cinéma doit rendre l’impossible, réel. Le propre d’un réalisateur ou d’un acteur ce n’est pas ce qu’il le définit en tant que personne mais en tant qu’artiste ».

Son leitmotiv : Créer, enseigner et se ressourcer

L’exigence du métier, Abel Jafri la connaît parfaitement avec à chaque fois une volonté jusqu’au-boutiste d’aller aux devants de ses prérogatives d’acteur.

Pour cela, Il travaille beaucoup en amont son personnage pour pouvoir proposer ensuite des choses au réalisateur. « Pris par des milliers de problèmes sur un tournage entre les décors, la lumière et les costumes, j’essaie de toujours soulager le réalisateur en l’aidant dans la direction d’acteurs et de scènes ».

D’ailleurs, Abel Jafri enseigne à Paris la direction d'acteur aux jeunes élèves-réalisateurs de l'Ecole de la Cité à Saint-Denis, « l'école de Luc Besson », privée mais gratuite (financée par le mécénat) depuis sa création il y a trois ans. Qu’on soit de la campagne, de la banlieue, de l'étranger ou de Saint-Germain-des-Prés, peu importe, l'admission se fait sans condition de ressources ou de diplôme, le concours ne prend en compte que la créativité et la motivation des candidats. Attaché à rendre ce qu’on lui a donné, Abel Jafri s’investit au quotidien pour accompagner, guider et transmettre son expérience aux futurs professionnels du cinéma.

Abel Jafri a toujours été proche de ses racines. Il se rend régulièrement en Tunisie, à Tunis et en Algérie pour rendre visite à sa famille : à Adrar, Tamanrasset, Alger, Oran, sans oublier Aoulef, cet oasis de la commune d’Adrar située dans la région de Tidikelt où son père est né et a grandi avant de rejoindre la Tunisie. Aujourd’hui Abel Jafri s’y rend pour se recueillir sur sa tombe. Il aime à la fois la Tunisie et l’Algérie, deux cultures similaires mais différentes, dont il a besoin d’autant de l’une que de l’autre pour se construire et se ressourcer.

« C’est une grande chance d’avoir une triple culture, de pouvoir parler plusieurs langues, travailler et échanger avec des gens différents. C’est un enrichissement qui n’a pas de prix. »

Abel Jafri passe derrière la caméra

Son actualité est dense. Il tourne actuellement en Algérie dans le nouveau film de Rachid Bouchareb (Indigènes, Hors-la-loi). C’est un road trip entre une mère et une fille qui à travers leur voyage en Europe et en Algérie vont être confrontées à une succession de mésaventures. Abel Jafri interprétera un policier d’origine turc qui parle anglais et qui va venir en aide à la mère. Abel Jafri, à son habitude, a appris le turc pour pouvoir improviser sur le tournage et proposer des choses au réalisateur.

Abel Jafri sera bientôt à l’affiche du film « Inertia » de Julien Rey, le monteur de Luc Besson (Malavita avec Robert de Niro et Lucy avec Scarlett Johanson). « Inertia » est un mélange de danse et de chant où Abel Jafri est l’imprésario de deux chanteurs, confrontés à une succession de rebondissements. Il apparaîtra également aux côtés de Salim Kechiouche dans le film « Vouyoucratie », réalisé par FGKO, prochainement en salle.

Abel Jafri ajoute une autre corde à son arc : la réalisation. Il est actuellement à la recherche de financements pour réaliser son premier long-métrage qui sera une adaptation du roman d’Azouz Begag « Passeport ». C’est l’histoire de quatre policiers algériens qui ne cessent de recevoir des menaces de mort par la radio du commissariat. Ils ne savent pas qui est à l’origine de ces messages : voisins, collègues ou manipulation de l’Etat…

Abel Jafri, marié à la fille du célèbre chanteur Marcel AMONT, avec qui il a deux enfants, a inlassablement le vent en poupe. Pour son côté mystérieux, il répond toute en finesse « en effet, j’ai un secret mais si je vous le dis, ça ne sera plus un secret. » Une chose est sûre, sa réussite n’est pas un mystère : L’union de sa générosité, son courage, sa simplicité, son calme et son amour pour le travail est la clé de son destin, une belle montée en flèche qu’il a su parfaitement maîtriser l’envol, grâce à des racines bien solides. L’histoire continue… !

Les mots du clap de fin d’Abel Jafri

« Dans légion d’honneur, il y a le mot honneur donc je suis très heureux de rendre honneur à toute cette génération d’immigrés que sont nos parents et qui ont contribué, à la sueur de leurs fronts, à la construction de la France. »

Abel Jafri, décoré de la légion d'honneur!
Abel Jafri, décoré de la légion d'honneur!
Abel Jafri, décoré de la légion d'honneur!
Abel Jafri, décoré de la légion d'honneur!
Commenter cet article

sofia 04/11/2016 16:54

bravo c'est un grand artiste

lisa 20/10/2015 14:56

il mérite franchement ! un grand talent !
http://www.softesthetique.com/liposuccion-tunisie.php