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L'art de la parole écrite

Articles, interviews, portraits

Jeane Kolingba-Léger, l’art de communiquer la culture!

Publié le 19 Octobre 2015 par Maya Meddeb

Jeane Kolingba-Léger, l’art de communiquer la culture!

Jeane Kolingba-Léger est une femme libre qui exprime sa créativité et ses talents de communication aux travers de projets artistiques dans des domaines tels que la mode, le cinéma ou la littérature.

Fondatrice d’un showroom à Paris, le premier créé sur la plage du Majestic au Festival de Cannes, Jeane a ensuite été chargée de la soirée du film Inglourious Basterds de Quentin Tarantino et depuis six ans elle vit en Allemagne. Elle fut un temps responsable de la communication de l’Institut français de Berlin avec lequel elle continue de collaborer notamment aux travers d’événements tels que la semaine du cinéma français ou encore la Berlinale.

Passionnée de culture avant tout, Jeane Kolingba-Léger développe parallèlement un projet d’exposition de photos qui lie la littérature et le rap et compte ouvrir prochainement une maison d’édition pour enfants. Dotée d’une aisance relationnelle remarquable, Jeane Kolingba-Léger s’est forgée au fil de ses expériences dans les milieux artistiques un réseau qui l’amène aujourd’hui à être publicist, fonction importée des Etats-Unis.

Quel est votre parcours ?

J’ai fait une école de commerce internationale puis un DULCO japonais (diplôme universitaire) à la Cogema de Cherbourg puis un DLC 3 à Dauphine. J’ai eu envie très tôt de monter ma propre société. J’ai créé un showroom de mode (Havaianas, Phat Farm, G-SUS, American Apparel, Von Dutch…) en 2001. J’habillais des célébrités et je faisais du placement de produits dans des magazines. De fil en aiguille, j’ai eu la chance de rencontrer des gens passionnants dont le réalisateur Quentin Tarantino. Je me suis occupée d'une partie de la presse de son film ainsi que de la coordination des castings parisiens « Inglourious Basterds » qui se tournait entre la France et l´ Allemagne. En 2010, je suis devenue responsable de la communication de l’Institut français de Berlin.

Quels souvenirs gardez-vous du tournage « Inglourious Basterds » et de Quentin Tarantino ?

C’était assez fou. J’en garde de très bons souvenirs, j’ai rencontré des gens fabuleux, dont certains des acteurs, avec qui je suis restée très proche. Quentin Tarantino est un personnage tellement généreux, expressif et passionné que tu ne peux être que subjugué. Grâce á lui, je suis retournée en Allemagne pratiquer mon allemand et j’y vis depuis. Je reviens en France de temps en temps quand on me sollicite pour des films (opérations Presse, Relations Publiques…). J’ai dernièrement organisé une projection privée du film « In The Morning » de Nefertite NGUVU pour mon ami Jacky Ido et j’assiste actuellement ma meilleure amie « Régisseuse extérieur » sur le premier film d'Eleanor Coppola.

Vous êtes ce que l’on appelle une « multi-casquette » ?

En fait, à la base je travaille dans la communication. J’aime rencontrer, partager et connecter les gens. C’est vrai que beaucoup de mes amis viennent ou sont dans le cinéma, la musique ou la mode qui sont des univers artistiques assez proches. Donc s’il faut faire un peu de mode dans un film, créer des partenariats je le fais volontiers.

Avez-vous un projet personnel ?

Oui en 2012, j’ai commencé à travailler sur un projet d’exposition de photos qui se déroulera à Berlin, Paris, Londres et New York. C’est une rencontre entre la littérature française et la musique RAP. C’est le regard des photographes sur cette culture à travers la littérature et la musique.

Quel regard portez-vous sur la notion de diversité en Allemagne et en France ?

J’ai un regard international, je vis en Allemagne et je suis encore plus fière d’être française car il y a un vrai amour de la francophonie là-bas. M’occuper du rayonnement de la culture française en Allemagne est un vrai honneur. En France, les choses bougent : dans la mode on voit de plus en plus de jeunes monter leurs propres marques. Dans la musique, Stromae est en tête des ventes. Et dans le cinéma, pareil la diversité est représentée : il y a de plus en plus d’acteurs d’origine africaine même si ce n’est pas toujours des blockbusters. En Allemagne, on se fiche de ta couleur et de ton origine. Par contre, en France, dans les milieux autres qu’artistiques, je trouve que le nom et la couleur influent encore trop sur la décision de t’accorder un poste.

Vous êtes également publicist. Que cela signifie ?

C’est un poste qui existe aux Etats-Unis et j’essaie de l’importer en France. Ici, la notion d’agent est spécifique à un corps de métier (cinéma, sport…). Moi je suis agent pour des gens qui veulent être reconnus pour leurs différents talents artistiques. En ce moment, je m’occupe d’un enfant qui vit à l’étranger. Il est musicien mais il veut aussi être acteur et il parle plusieurs langues. En France, la carrière d’un enfant est très stricte, c’est géré par la D.A.S.S. Avec mon réseau, je m’occupe de toute sa carrière mode, cinéma et musique. S’il lui faut un coach ou une attachée de presse, je lui trouve. Je m’occupe de la carrière de trois enfants : je suis le relais avec leurs parents qui sont aussi mes amis de plus de 20 ans.

Dans les cinq années à venir, qu’aimeriez-vous réaliser ?

Dans les cinq ans j’aimerais m’investir totalement dans la culture, en créant une maison d’éditions. Je trouve que l’amour du livre se perd et qu’il est important de redonner le goût de la littérature. Autant la mode, le cinéma s’adaptent au paysage actuel autant la littérature, pas du tout. Les livres m’ont beaucoup apporté au niveau de ma culture africaine et française. Je veux d’abord éditer pour les enfants et ensuite pour tous ceux qui ont un talent et veulent raconter des choses.

Quelle est la rencontre qui vous a le plus marquée ?

Mary J blige à Frankfurt en 2001. J’ai eu une troublante discussion avec elle sur la perception et l'importance du mot origine et de la religion ...plus précisément le pouvoir de la foi.

Avez-vous un message pour les lectrices d’Amina ?

Amina c’est l’histoire de ma vie. Toute ma famille et moi avons grandi avec ce magazine. Aucun magazine ne ressemble à Amina. Je conseille aux lecteurs et lectrices d'amina qui aimeraient faire le même métier que moi "d'être avant tout polyvalent mais dans un domaine précis."

Et aux femmes en général de toujours n'écouter qu'elles et de ne jamais abandonner leurs rêves....Somme tout banal mais tellement vrai à la fois.

Jeane Kolingba-Léger, l’art de communiquer la culture!
Commenter cet article

amélie 07/04/2016 16:49

très bon interview

lisa 20/10/2015 14:50

je la connais pas avant mais cet interview révèle beaucoup d'aspects de sa personnalité
http://www.softesthetique.com/liposuccion-tunisie.php